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Article de Sophian Fanen

Blockchain my heart

par Sophian Fanen

Le streaming modifie l’écoute de la musique mais bouleverse aussi de fond en comble son économie. Celle-ci est largement basée sur l’identification automatisée des œuvres grâce aux métadonnées, un sujet complexe qui nourrit notamment l’opposition actuelle entre la filière musicale et YouTube. Aujourd’hui, les labels et les auteurs utilisent par défaut la norme d’Apple pour l’organisation de ces données qui permettent la répartition des rémunérations.
Mais une nouvelle solution agite depuis quelque temps le petit monde de la musique : la blockchain. Il s’agit d’une base de données en ligne partagée par l’ensemble de ses utilisateurs. Elle est impossible à falsifier par l’un d’entre eux, puisque tous les autres en possèdent une copie au même moment. En outre, elle conserve l’historique de l’intégralité des actions qu’elle a autorisées, qui sont inscrites sur des « blocs » validés formant peu à peu une chaîne.
Pour certains, principalement les acteurs indépendants de la musique, la blockchain relance l’espoir d’une émancipation de l’artiste face à un système verrouillé par l’industrie. Mais, en prônant une transparence totale et une mécanisation des rapports économiques, elle pourrait au final enfermer ses acteurs dans un système qu’ils ne contrôlent plus.

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