Vers un Grand Paris créole ?
Quelle métropole culturelle demain pour le Grand Paris ? Créative, inclusive, cosmopolite ?

L’article explore les pistes de l’interculturalité pour le Grand Paris. Il insiste sur l’importance de la culture dans les dynamiques de créativité et d’inclusion au sein d’une métropole diverse et éclatée transformée en plate-forme d’innovation ouverte. Face aux réflexions qui mettent surtout en avant la structuration de l’offre culturelle, il propose une approche du Grand Paris qui dépasse les bornes des institutions, du périphérique et du jour. Il invite à une créolisation, à un cosmopolitisme apaisé qui mette en contact des populations d’origines diverses, favorise la créativité et la production d’une identité toujours en mouvement.


Luc Gwiazdzinski présente Vers un Grand Paris... par editionsattribut

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Entre rééducation des artistes et développement effréné, où va a culture en Chine?
Comment comprendre, dans le contexte actuel, la volonté du président chinois d’envoyer les artistes au contact des masses chaque année pour mieux servir les valeurs socialistes ?

Le président chinois a frappé les esprits en décembre 2014 en dénonçant la vulgarité du monde de l’art chinois et en proposant que les artistes soient « envoyés à la campagne vivre au contact des masses » afin d’y « acquérir un point de vue correct sur l’art ». Comment comprendre cette annonce alors que la grande puissance économique qu’est devenue la Chine semble à des années-lumière de la Révolution culturelle ? Cet article se propose de présenter la politique culturelle de la Chine et de replacer cette déclaration dans le contexte politique, économique et idéologique actuel.

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Education artistique et culturelle au piège de la généralisation
Objectif ambitieux, la généralisation de l’EAC n’est-elle pas illusoire faute de moyens humains, budgétaires, politiques…?

Depuis une quarantaine d’années, l’éducation artistique et culturelle a connu un long cheminement semé d’embûches, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des priorités des politiques publiques. Des réussites sont à noter : les PAE, les PACTE, les ateliers de pratique artistique, les jumelages entre établissements scolaires et culturels, les classes à PAC, les parcours culturels… Mais l’objectif aujourd’hui affiché de la généralisation, a priori alléchant, peut au final être contre-productif si cette ambition n’est pas accompagnée de moyens humains, budgétaires, sociologiques, politiques. La consolidation de l’existant et la mise en place d’un véritable plan de formation seraient à la fois plus réalistes et plus pertinentes.


Jean-Gabriel Carasso pour Nectart #2 par editionsattribut

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Qui décide de la valeur d'une oeuvre d'art contemporain ?
La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?

La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur intrinsèque des œuvres ?


Nathalie Heinich La valeur d'une oeuvre d'art... par editionsattribut

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La culture fait-elle encore exception sous le libéralisme triomphant ?
Le modèle public de la culture se meurt-il ? Le soutien aux artistes, la régulation et l’émancipation sont-ils encore les objectifs de l’action publique culturelle ?

La question des politiques culturelles est à la croisée des chemins face à l’avancée impériale d’un libéralisme sans rivages. Celui-ci se fonde sur le postulat selon lequel la culture relèverait du libre choix de chacun, le marché étant en mesure de s’adapter aux attentes du public. La valeur d’un projet culturel se mesure désormais en équations comptables. Cette absorption du culturel par le spéculatif, cet impératif catégorique de la compétitivité et de la productivité dans l’ordre de la création ont pour effet de détricoter le tissu culturel mis en place pendant la période de l’État-providence. D'où un certain nombre d'interrogations : le modèle public de la culture à la française se meurt-il ? Les impératifs de gestion et d'économie énoncés par les élus ne deviennent-ils pas les principaux critères de l’intervention publique ?

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Des clichés au possible rejet : quelle place pour les arts issus des migrations en France ?
Comment battre en brèche les clichés et les raccourcis sur les danses et musiques africaines et orientales véhiculés par l’extrême droite ?

Dans le domaine culturel, les relations entre les populations ethnicisées, immigrées ou issues de l’immigration, et les populations autochtones sont souvent présentées comme antagonistes sans qu’on prenne le temps d’étudier les modes de création des uns et des autres. Cet article, centré sur les musiques et les danses du monde, montre comment les populations qui les pratiquent, d’origines culturelles et cultuelles diverses, interagissent à la fois entre elles et avec d’autres personnes. Et comment ces activités constituent un des modes contemporains de création d’un monde commun et de négociations identitaires, loin des stéréotypes véhiculés par une partie de la droite et par l’extrême droite, nous invitant à penser ces expressions artistiques comme communautaristes ou déformant une « culture artistique française » plus facilement légitimée. La question est de savoir comment elles participent aux échanges, aux rencontres d’une population diversifiée, et si elles contribuent au développement d’une cohésion au-delà de leurs différences.

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Lettre sur l'éducation aux Princes d'aujourd'hui
Comment éclairer les Princes d’aujourd’hui, leur faire comprendre la nécessité de l’éducation esthétique pour asseoir la démocratie et la citoyenneté ?

En 1795, le dramaturge, poète et philosophe Friedrich von Schiller adressait au duc Chrétien-Frédéric de Holstein-Augustenbourg ses Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme. Elles inscrivaient la nécessité de l’art et de l’esthétique au cœur de l’humanisme à l’âge démocratique. La beauté, déclarait-il, est le chemin de la liberté ; si vous voulez que règne la liberté, vous devez suivre la voie esthétique ; celle du théâtre, celle des beaux-arts. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le message de Schiller demeure d’une grande actualité : une nouvelle et nécessaire étape de la démocratisation dans le domaine de l’art et de la culture passe par l’accès de tous à l’expérience esthétique, comme expérience humaine fondamentale et fondatrice. En se référant à la conception de l’expérience esthétique développée par John Dewey et en appui sur l’analyse du travail et de l’apport des artistes engagés dans la tâche éducative, cet article s’efforce de relancer le geste de Schiller et d’en montrer l’actualité.


Alain Kerlan pour Nectart#2 par editionsattribut

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De Daft Punk à Stromae... la French Touch est-elle planétaire ?
Quelle est l’audience internationale de la scène musicale française ? Le rap tire-t-il son épingle du jeu ?

Le volume économique de la filière musicale française à l’international, musiques classiques et musiques actuelles confondues, est en constante progression depuis 2010 et a franchi la barre des 600 millions d’euros en 2014. Les artistes qui génèrent le plus de chiffre d’affaires sont les pop stars francophones de cette décennie : Stromae, David Guetta et Zaz en tête de liste. Ils ont un trait commun, celui du show. Les Daft Punk, autre tête de gondole française à l’international, ont montré la voie dans ce domaine (light shows, scénographies géantes…) et dans celui du marketing musical (teasings, produits dérivés…).
Le rap français tire quant à lui son épingle du jeu sur la scène internationale francophone, tandis que la danse et le beatmaking made in France ont une audience plus large.

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Les droits culturels en débat
Liberté, égalité, droits culturels…

Les droits culturels font et ont toujours fait débat, ici comme ailleurs. Comment pourrait-il en être autrement alors qu’ils se trouvent au centre des discussions relatives au « vivre ensemble », et par là même intimement liés aux enjeux de domination et de pouvoir dans les sociétés ? C’est donc tout naturellement qu’ils trouvent leur place au sein des Droits de l’homme. Allant bien au-delà des seuls droits des minorités, ils se déclinent largement sur des thèmes essentiels touchant aux libertés de pensée et d’expression : libertés artistiques, académiques, linguistiques, religieuses, droit d’accès aux patrimoines, droits culturels des femmes, diversité des récits dans l’espace public… Oui, ils posent des questions difficiles. Oui, ils remettent en cause nos façons de faire. Mais loin de remettre en cause le paradigme de la démocratie culturelle, ils lui sont indispensables. Et il est urgent de les prendre au sérieux.

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Les droits culturels en débat
Pour une approche des droits culturels bien tempérée

L’irruption des droits culturels dans le débat sur les politiques publiques de la culture a représenté une bouffée d’air frais, peut-être même un véritable changement de paradigme. Au cœur de la réflexion, à l’avant-garde du combat, on s’attendait à trouver les artistes et les opérateurs culturels. Par un curieux paradoxe, ils en sont absents et tout se passe comme si les défenseurs des droits culturels se méfiaient d’eux et les tenaient pour responsables de l’échec de la démocratisation culturelle. Comme toujours, les torts sont partagés. Sous peine de voir les droits culturels n’accoucher que d’une gesticulation vide de sens et la création artistique s’épuiser en une stérile célébration de l’entre-soi, il est urgent de lever ce malentendu : on n’en finirait pas d’énumérer les chantiers passionnants qui naîtront de ce dialogue.


Bengio-Nectart par editionsattribut

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Quel droit d'auteur à l'heure numérique ?
Sortir de l’impasse la réforme du droit d’auteur.

Depuis plus de quinze ans, les gouvernements successifs se débattent avec la question du droit d’auteur, sans parvenir à trouver un arbitrage satisfaisant. Au niveau européen, le même sentiment d’impasse politique prédomine. Le récent rapport Reda a suscité un rejet des milieux culturels français, entérinant le fait que la réforme s’avère impossible en raison de leur lobbying.
Pour sortir de l’impasse, il importe avant tout de comprendre qu’une réforme du droit d’auteur dans le sens des usages n’entraînera pas nécessairement une fragilisation de la position des créateurs. Il est possible d’arriver à un nouvel équilibre satisfaisant entre la protection et l’ouverture. Par ailleurs, il est nécessaire de regarder en face la question du financement de la création à l’heure d’Internet, pour prendre conscience des défaillances du droit d’auteur en la matière et explorer de nouvelles solutions. Enfin, il est grand temps de sortir de la spirale répressive dans laquelle la législation s’enfonce en cherchant à lutter contre le « piratage » par des moyens inefficaces.

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Quel droit d'auteur à l'heure du numérique ?
Ne pas opposer le droit des auteurs et le droit des consommateurs.

En matière de droit d’auteur, il est un peu facile d’opposer les auteurs et les consommateurs en oubliant que certains opérateurs tirent profit du commerce des œuvres de l’esprit. Rappelons-le, la gratuité est un leurre et les freins à la libre circulation des œuvres ne proviennent pas des créateurs. Il est temps de balayer les idées reçues qui brouillent les relations entre auteurs et utilisateurs et de rappeler que les obstacles à l’accès aux œuvres numériques ne sont pas juridiques, mais bien techniques, commerciaux et industriels.
Le droit d’auteur est un outil suffisamment moderne et souple pour s’adapter aux spécificités du numérique, garantir le développement d’une création libre et de qualité, et favoriser l’accès de tous à la culture. Les légitimes questions qui se posent quant aux modalités de cette adaptation doivent faire l’objet d’une concertation entre tous les acteurs de la chaîne du livre, de l’auteur à l’utilisateur. Ce dialogue est la première condition d’une politique nationale et européenne équilibrée en matière de droit d’auteur, dans le respect de chacun.


Marie Sellier pour Nectart 2 par editionsattribut

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Le financement participatif, une alternative à la politique culturelle ?
Que nous disent les données d’une enquête menée en Espagne sur le crowdfunding : changement de paradigme dans le financement culturel ou épiphénomène ?

Le crowdfunding (ou financement participatif) est devenu une pratique courante chez les opérateurs culturels à la recherche de financements. Est-ce un éléphant blanc ou une alternative crédible, complémentaire de l’aide publique ainsi que des ressources privées ? L’expérience espagnole, en grande partie possible en France, nous permet d’étudier les stratégies des promoteurs qui ont utilisé Verkami, la plate-forme la plus célèbre de crowdfunding, pour lancer leurs projets. L’éclosion de ce phénomène questionne les objectifs et les mécanismes de l’aide publique traditionnelle. Les responsables publiques ont une perception ambivalente du phénomène. Certains cherchent à l’aider ou à le réguler, d’autres vont même jusqu’à le décourager, dans une période propice à la désintermédiation et à l’empowerment.

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Le net va-t-il avoir des intermédiaires ?
Le monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs prédit à Internet il y a une vingtaine d’années se réalise-t-il ?

Dans les années 1990, la révolution numérique – et singulièrement Internet – était considérée comme porteuse d’un monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs. Cette désintermédiation s’est-elle matérialisée ou n’est-elle restée qu’un mythe ? Dans ce dernier cas, les intermédiaires traditionnels sont-ils menacés par de nouveaux acteurs ? Dans le domaine de l’édition, la facilité avec laquelle les auteurs peuvent publier directement leurs livres sur Internet représente-t-elle une réelle menace pour les éditeurs traditionnels ? L’explosion des blogs, des réseaux sociaux et des plates-formes de diffusion et de distribution des géants du Net – les Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon) – remet-elle en cause les sources de prescription traditionnelles ? Est-elle synonyme d’une plus forte diversité culturelle en garantissant la promotion de produits culturels dits « de niche » ?

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