par Eric Lacascade
« Comme la vie, le théâtre est : sans finalité, sans but, sans sens »

Eric Lacascade

Eric Lacascade

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Né à Lille, Éric Lacascade fait des études de droit et parallèlement se forme à tous les métiers du théâtre au Prato, salle alternative lilloise. Il y rencontre Guy Alloucherie, avec qui il fonde le Ballatum Théâtre, qui très vite devient l’une des compagnies les plus inventives des années 1980. En 1997, il est nommé à la direction du CDN de Normandie. Il y développe une méthode de travail avec les acteurs, élabore un répertoire autour d’une équipe de comédiens fidèles. En 2000, il crée au festival d’Avignon, avec une même équipe de comédiens, trois pièces d’après Tchekhov : Ivanov, La Mouette et Cercle de famille pour trois sœurs. En 2002, il y présente Platonov, qui a un succès retentissant : cas unique, le spectacle est programmé en ce même lieu l’année suivante, celle de la crise des intermittents, qui conduira à l’annulation du festival. Il reprend possession de la Cour d’honneur en 2006 avec la création des Barbares de Gorki.
De la même manière, par deux fois l’Odéon s’attache sa collaboration : avec une nouvelle création d’Ivanov de Tchekhov, puis avec Hedda Gabler d’Ibsen, pièce dans laquelle il dirige Isabelle Huppert. Parallèlement à ces grandes formes théâtrales propices au développement de démarches chorales et spectaculaires, il explore d’autres voies plus expérimentales suggérées par des comédiennes qui l’inspirent : il dirige Norah Krief dans des spectacles musicaux, Les Sonnets de Shakespeare, La Tête ailleurs, Revue Rouge, et plus récemment Al Atlal ; à l’initiative de Daria Lippi, il conduit le projet Pour Penthésilée, spectacle pour comédienne seule, sous les regards croisés de metteurs en scène et de chorégraphes.
La formation et la transmission font partie intégrante du théâtre tel qu’Éric Lacascade le pratique. Au CDN de Normandie, il expérimente une école d’apprentis pour une vingtaine de jeunes artistes, complétée par un dispositif d’insertion original : le Laboratoire d’imaginaire social. Puis il crée Oncle Vania, d’après Oncle Vania et L’Homme des bois de Tchekhov, présentée dans le cadre de Vilnius, Capitale européenne de la culture avec des acteurs lituaniens ; en 2010, Les Estivants de Gorki au Théâtre national de Bretagne (TNB) ; en 2011, Tartuffe au Théâtre Vidy-lausanne. En 2013, il devient artiste associé au TNB et responsable pédagogique de son école ; c’est également l’année où il crée La Vestale, opéra en trois actes de Gaspare Spontini, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. 2015 est l’année de création de Constellations avec les élèves de l’école du TNB/Rennes. En 2017, Les Bas-fonds sont couronnés par le prix du meilleur spectacle théâtral créé en province, et son livre, Au cœur du réel, paraît chez Actes Sud.
Eric Lacascade

  L’art peut-il agir sur le monde ? Je l’ai pensé. Adolescent. C’est ainsi que j’ai pris le théâtre comme on

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par Myriam Marzouki
« Faire face à mon époque »

Myriam Marzouki

Myriam Marzouki

Myriam Marzouki découvre le théâtre comme comédienne dans le cadre universitaire parallèlement à des études de philosophie, et poursuit sa formation théâtrale à l’école du Théâtre de Chaillot à Paris. Elle crée la Compagnie du dernier soir en 2004 et met en scène jusqu’en 2010 des textes de Nathalie Quintane, Francis Ponge, Georges Perec, Jean-Charles Massera, Véronique Pittolo, Patrik Ourednik… En 2011, elle met en scène un texte inédit d’Emmanuelle Pireyre, Laissez-nous juste le temps de vous détruire, né d’une commande d’écriture à l’auteure. À l’invitation du festival d’Avignon, elle crée Invest in Democracy, forme courte sur la langue de la dictature, dans le cadre de la performance collective « Session poster ». En 2013, toujours au festival d’Avignon, elle présente Le Début de quelque chose d’après le texte d’Hugues Jallon. En 2015-2016, elle conçoit et met en scène Ce qui nous regarde, un théâtre poétique et politique, ouvert à la libre interprétation, qui interroge nos imaginaires et nos perceptions des femmes voilées en France. Elle prépare actuellement sa prochaine création, Que viennent les barbares (présentée en mars 2019 à la MC93 de Bobigny).
Myriam Marzouki

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  Faire du théâtre, je crois que finalement, pour moi, c’est faire de la politique par d’autres moyens, d’une manière

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par carole thibaut
« Pour Chantal Goya »

Carole Thibaut

Carole Thibaut

Autrice, metteure en scène, comédienne, Carole Thibaut dirige depuis 2016 le centre dramatique national de Montluçon, région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a œuvré auparavant avec la compagnie Sambre pendant plus de vingt ans en Île-de-France. S’inspirant du monde contemporain et des rencontres avec les gens et les territoires sur lesquels elle travaille, elle tire un fil continu entre le réel et le poétique, l’intime et le politique, et explore toutes les formes d’écriture et d’expression scénique, alternant théâtre épique, pièces intimes, performances, installations numériques. Elle est régulièrement accueillie en résidence d’écriture à La Chartreuse – Villeneuve-lez-Avignon, a reçu de nombreux prix et bourses (prix Jeune talent SACD, prix de Guérande, prix des Journées de Lyon, bourses du Centre national du théâtre, du Centre national du livre, Beaumarchais…), et a été nommée chevalière des arts et des lettres.
Carole Thibaut

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Bon. Il s’agirait de ne pas tout mélanger. Il s’agirait de ne pas se laisser aller à la grande tambouille

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par mathias poisson
Marcher à vitesse d’homme

Mathias Poisson

Mathias Poisson

Mathias Poisson fait de la promenade un territoire d’expérimentation artistique. Autour de ses promenades, il réalise des cartes, des guides détouristiques, et propose des visites sensibles conçues comme des expériences chorégraphiques. Il questionne les modes de représentation de la marche et du paysage à travers l’écriture, l’image et la performance. Il a réalisé récemment des expositions (à Paris, Marseille, Istanbul, Naples, Toulouse, Strasbourg, Dijon) autour de son travail graphique sur l’écriture du déplacement et la cartographie sensible. En 2009, il a fondé avec Virginie Thomas l’Agence Touriste, une agence de voyage expérimentale qui fabrique des formes artistiques entre performance, édition, atelier de pratique et exposition autour d’un certain type de voyage low-tech et ultrasensible.
Mathias Poisson

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Je suis un marcheur. Un homme qui marche, quelqu’un qui passe. Je suis celui qui regarde par-dessus la clôture, rôde

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par Héla Fattoumi
L’art se glisse dans les plis du monde

Héla Fattoumi

Héla Fattoumi

Héla Fattoumi rencontre Éric Lamoureux sur les bancs de l’université, et ils fondent la compagnie qui porte leur nom en 1988. Leur premier duo, Husaïs, couronné du prix de la Première oeuvre au concours de Bagnolet en 1990, leur apporte une reconnaissance internationale. Ils reçoivent l’année suivante le prix Nouveau talent Danse SACD. Depuis, c’est accompagnée d’Éric qu’Héla trace les contours d’une oeuvre protéiforme qui ne s’interdit pas les bifurcations. Une oeuvre qui, de pièce en pièce, remet en chantier les conditions d’émergence du mouvement, avec une obsession : questionner l’altérité.
De 2001 à 2004, Héla Fattoumi s’engage pour faire entendre la voix de l’art chorégraphique dans des instances nationales telles que la SACD et l’ACCN.
Nommés à la direction du centre chorégraphique national de Caen en 2004, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux initient le festival Danse d’Ailleurs, qui met en avant des artistes ayant un lien avec le continent africain.
Ils poursuivent leur démarche commune à travers des pièces à forte consonance sociétale ou qui
interrogent notre société performative : Manta, Lost in Burqa et Masculines… Depuis 2015, ils sont à la tête du CCN de Franche-Comté à Belfort, pour lequel ils développentl eur projet Viadanse.
Héla Fattoumi

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L’art nous dégage de ce qui semble être tracé, plié, foutu, trop tard. L’art agit en diffusant, en se faufilant

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par Philippe Guionie
Libre de mes choix et de mes engagements

Philippe Guionie

Philippe Guionie

Historien de formation, Philippe Guionie est photographe, membre de l’agence Myop et représenté par la galerie Polka à Paris. Auteur de plusieurs ouvrages sur les thèmes de la mémoire et des constructions identitaires, ses sujets personnels sont présentés dans des galeries et festivals, en France et à l’étranger. Lauréat de plusieurs prix photographiques dont le prix Roger-Pic 2008 pour la série « Le tirailleur et les trois fleuves », il est chargé des cours de sémiologie de l’image à l’École de formation aux métiers du multimédia et de la photographie (ETPA) à Toulouse, et encadre de nombreux workshops en France (Rencontres d’Arles) et à l’étranger. En 2015, il a été commissaire de l’exposition « Koudjina en héritages » aux Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, et directeur de la résidence 1+2 à Toulouse (1plus2.fr).
Philippe Guionie

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Quel rôle vous assignez-vous dans la société en tant qu’artiste ? La réponse est évidente pour moi. D’un postulat de départ,

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par Isabelle Boni-Claverie
« C’est peu et c’est déjà beaucoup »

Isabelle Boni Claverie

Isabelle Boni Claverie

Isabelle Boni-Claverie est scénariste et réalisatrice pour le cinéma et la télévision. Elle vient de réaliser un documentaire, Trop noire pour être française ?, coproduit par Quark Productions et Arte et diffusé le 3 juillet 2015, qui a connu un grand succès. Son talent de narratrice s’est d’abord exprimé par la littérature. Elle a 18 ans quand son premier texte, La Grande Dévoreuse, lui vaut d’être la deuxième lauréate du prix du Jeune écrivain de langue française. Sa rencontre avec la réalisatrice Claire Denis la convainc de faire du cinéma. Après des études de lettres modernes à la Sorbonne et d’histoire de l’art à l’École du Louvre, elle entre à la Fémis où elle réalise son premier court-métrage, Le Génie d’Abou (1998), qui voyagera dans de très nombreux festivals à travers le monde et recevra une mention spéciale du jury au festival international du court-métrage d’Abidjan. En 2004, elle réalise un moyen-métrage, Pour la nuit, sélectionné dans plus de 30 festivals internationaux et couronné de nombreux prix. Entre 2005 et 2006, elle travaille régulièrement aux États-Unis où l’acteur et producteur Danny Glover lui demande d’adapter pour le cinéma le roman de Valérie Tong Cuong, Où je suis (Grasset), qui devient Heart of Blackness.
Isabelle Boni-Claverie a co-écrit le téléfilm de Mahamat-Saleh Haroun, Sexe, gombo et beurre salé, une comédie diffusée sur Arte en 2007. En 2008 et 2009, elle a été co-auteure et directrice de collection de la série quotidienne Seconde chance (TF1), première série française à être sélectionnée aux Grammy Awards. Elle participe depuis lors à l’écriture de séries grand public telles que Sœur Thérèse.com (TF1), Cœur océan (France 2) ou Plus belle la vie (France 3). Trois fois lauréate de la bourse Beaumarchais (SACD), elle est aussi bénéficiaire de la bourse Brouillon d’un rêve (SCAM) et du fonds d’aide au scénario du festival du film d’Amiens
Isabelle Boni Claverie

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Je n’ai jamais pensé que l’art, a fortiori un film, pouvait changer le monde, uniquement la perception que nous en

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Marion Aubert
« Et puis, la vie m’a prise… »

Marion Aubert

Marion Aubert

Marion Aubert est diplômée de l’Ensad de Montpellier. En 1996, elle écrit son premier texte pour le théâtre : Petite pièce médicament. Cette pièce est créée l’année suivante, date à laquelle elle fonde la compagnie Tire pas la Nappe (www.tirepaslanappe.com) avec Marion Guerrero et Capucine Ducastelle. Depuis, toutes ses pièces ont été créées dans des mises en scène de Marion Guerrero.

Marion Aubert répond aussi aux commandes de différents théâtres, metteurs en scène ou chorégraphes, parmi lesquels le Théâtre du Rond-Point, la Comédie-Française, la Comédie de Valence, le CDR de Vire, le Théâtre Am Stram Gram de Genève, le Théâtre du Peuple de Bussang, Philippe Goudard, Guillaume Delaveau, Babette Masson, Matthieu Cruciani, Marion Lévy, Kheireddine Lardjam, Hélène Arnaud…

Ses pièces sont éditées chez Actes Sud-Papiers, et certaines sont traduites en allemand, anglais, tchèque, italien et catalan. Elle a reçu le prix Nouveau Talent Théâtre en 2013. Elle est aussi marraine de la promotion 26 de la Comédie de Saint-Étienne, intervenante au département d’écriture de l’Ensatt et membre fondatrice de la Coopérative d’écriture initiée par Fabrice Melquiot.
Marion Aubert

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Longtemps je me suis dit le théâtre m’a sauvée du monde. Il m’a arrachée à des vies possibles, tracées, sans

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Nathalie Garraud
« S’arracher… »

Nathalie Garraud

Nathalie Garraud

Nathalie Garraud est metteure en scène. Après une formation d’actrice, elle crée la compagnie du Zieu en 1998, lieu de recherche et d’expérimentation où se croisent de jeunes auteurs et acteurs. Entre 2003 et 2005, après une expérience marquante dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, elle crée en France Les Européens de Howard Barker, mise en scène qui signe la structuration professionnelle de la compagnie. Depuis 2006, elle codirige la compagnie du Zieu avec le dramaturge Olivier Saccomano. Réunissant autour d’eux une troupe d’acteurs et de techniciens, ils travaillent sous forme de cycles d’écriture et de création : Les Suppliantes (cycle sur la tragédie), C’est bien C’est mal (sur la jeunesse), Spectres de l’Europe (sur la figure de l’étranger). Parallèlement, Nathalie Garraud continue à mener des projets à l’étranger, notamment au Moyen-Orient en compagnonnage avec le collectif Zoukak (Beyrouth).
Nathalie Garraud

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Beyrouth, 5 septembre 2015. L’avion atterrit à 19 h. Je suis arrêtée à la douane parce que figure toujours sur ma

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Tom Pékin
Le miroir du chien

Tom Pékin

Tom Pékin

Tom de Pékin vit et travaille à Paris. Il a fondé et dirigé avec l’artiste Guillaume Dégé les éditions des 4 Mers de 1994 à 2002.
En tant que militant, artiste, graphiste et réalisateur, il s’intéresse aux rapports texte-image, aux détournements graphiques. Il met en exergue l’assignation de genre qui conditionne les différents aspects de la vie sociale et en détourne les codes visuels.
En mars 2009 est parue chez Septembre Éditions une importante monographie proposant une rétrospective de son œuvre (2000-2008), couplée à une présentation des différentes procédures utilisées dans son entreprise de contre-propagande queer.
Ses films sont un prolongement de son travail graphique, qu’il s’agisse d’un film d’animation ou d’un film autour d’artistes vivants. Actuellement, il réalise plusieurs films en collaboration avec des chorégraphes, performeurs, acteurs… autour de l'œuvre d’Alfred Jarry, Haldernablou, qu’il a illustrée dans un ouvrage édité chez United Dead Artists.
Tom Pékin

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La place de l’artiste dans la société ? Entre chien et loup… Un merveilleux animal de compagnie, bien nourri il vous

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Joël Pommerat
« L’artiste, pas plus intéressant qu’une autre personne ! »

Joël Pommerat

Joël Pommerat

Joël Pommerat, auteur-metteur en scène né en 1963, a fondé la compagnie Louis Brouillard en 1990. Il ne met en scène que ses propres textes. Selon lui, il n’y a pas de hiérarchie : la mise en scène et le texte s’élaborent en même temps pendant les répétitions ; c’est pour cela qu’il se qualifie d’« écrivain de spectacles ». Il crée Pôles en 1995, puis la trilogie Au monde (2004), D’une seule main (2005), Les Marchands (2006). Il reprend Au monde, Les Marchands et Le Petit Chaperon rouge en 2006 au festival d’Avignon, et y crée Je tremble (1 et 2) deux ans plus tard. En 2010, il présente Cercles/Fictions dans un dispositif circulaire, qu’il explore à nouveau dans Ma chambre froide l’année suivante. En 2013, il crée La Réunification des deux Corées dans un dispositif bifrontal. Son dernier spectacle, ça ira (1) Fin de Louis, a été créé en septembre 2015 dans le cadre de Mons, capitale européenne de la culture.
Joël Pommerat

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J’ai sans doute fait de l’art pour échapper à une certaine simplification dans laquelle la vie ordinaire nous entraîne. Je

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Magyd Cherfi
D’où vient le doute d’être…

J’ai marché pour « Charlie », j’ai porté la pancarte même, ému à mort qu’on ait buté du talent, de l’esprit, des hommes. J’ai marché et des proches presque à la queue leu leu dans un souffle désespéré m’ont dit – mais vous êtes où ? J’ai compris là que je ne n’étais pas des leurs, ils me disaient « vous » comme si j’appartenais à d’autres, comme si éclaté le dernier rempart apparaissait le vrai visage du « nous » dont je faisais pas partie. Ce « nous » visage de la France dont ils se sentaient naturellement « eux » les légataires universels.

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Robyn Orlin
« Je me sens comme un travailleur culturel… »

Je n’ai pas le souvenir d’une période où l’art n’aurait pas été en interaction avec le monde… La poésie, la folie et la douleur de nos vies quotidiennes rendent difficile la séparation entre les deux… Quand je me connecte aux actualités du monde, qu’il s’agisse de la météo, de la politique, des inventions, de l’histoire se révélant (à nouveau) à elle-même, des rumeurs du milieu financier… cela affecte ma façon de travailler… L’innovation surgit du quotidien… Et, d’une certaine manière, certains souvenirs de mon enfance fondent mon travail, Hidden Beauties/Dirty Stories (une vidéo produite pour Arte en 2004) en est probablement le meilleur exemple…

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Alain Timár
« L’artiste, ce drôle d’animal »

L’artiste est un drôle d’animal, à la fois brut, iconoclaste, transgressif, incivilisé, capable de continuer son œuvre, y compris avec la terre entière contre lui. L’histoire des arts, l’histoire de l’humanité sont parsemées d’êtres insoumis, au conformisme, au système, aux règles. Pour cette minorité d’individus, les mots d’« art » et d’« œuvre » ne sont pas usurpés car ils y consacrent toute une vie, corps et âme.

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