par julie sermon
La marionnette, un art contemporain ? (ou comment en finir avec les idées reçues)

Alors que le grand public en est toujours resté, dans sa majorité, à Guignol et aux castelets des jardins publics, la marionnette s’est imposée depuis quelques décennies comme un art contemporain novateur à tous égards : croisement des formes esthétiques, nouveaux matériaux de construction, manipulation à vue… Petit aperçu de l’extension du domaine marionnettique.

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par Claudine Dussollier
Les artistes en première ligne du Réveil africain

Désormais fortement implantés dans leur pays, les artistes africains sont en première ligne dans le combat pour la renaissance du continent. Avec très peu de moyens mais une énergie débordante, ils multiplient les initiatives dans l’espace public, qu’il soit rural ou urbain. Et, entre art et politique, croisent allègrement les esthétiques, du rap aux arts plastiques, de la danse aux musiques.

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par Nicolas Beudon
Le prêt d’objets : chant du cygne ou renouveau des bibliothèques publiques ?

Le prêt d’objets en bibliothèque, qui se développe en France et surtout aux États-Unis, est révélateur de la crise d’identité que traversent ces établissements. Il est tentant d’interpréter ce phénomène comme le dernier recours d’une institution qui a perdu son sens avec l’avènement du numérique. Et si au contraire, loin d’être des institutions dépassées, les bibliothèques publiques constituaient l’avant-garde d’une nouvelle économie du partage ?

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par Anne gonon
Espaces de coworking, fab labs, tiers-lieux… Les « nouveaux territoires de l’art » ont-ils muté ?

Il y a plus de quinze ans, en juin 2001, Fabrice Lextrait rendait son rapport intitulé Friches, laboratoires, fabriques, squats, projets pluridisciplinaires : une nouvelle époque de l’action culturelle. Il y décrivait et analysait une trentaine de lieux alternatifs, pour la plupart implantés dans des friches, où s’inventait une nouvelle façon de faire art et culture. Alors que ces « nouveaux territoires de l’art » sont toujours très actifs dans le paysage culturel français, ils cherchent encore pour beaucoup les moyens et la reconnaissance permettant de pérenniser leur action. Parallèlement, on assiste à l’émergence d’une autre galaxie de lieux, dits « tiers-lieux collaboratifs » (espaces de coworking, fab labs, makerspaces, etc.), qui témoignent de l’influence majeure des technologies du numérique dans les processus de travail et de la popularisation des valeurs du monde du hacking. Ils interrogent les rapports entre création et créativité et bousculent à leur tour la notion de « territoires de l’art ».

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par alix de morant
Et si on dansait en ville ?

Débordant le contexte festivalier et les grands défilés si populaires auprès du public de la Biennale de Lyon, la danse investit le cœur des villes au fil des saisons et des jours. Ce nouvel engouement n’est pas seulement la résultante du développement des arts dans l’espace public. Il vaut mieux imputer ce phénomène au renouveau du bal, « lifté » par le Bal moderne ou érotisé sauce milonga, comme à la recrudescence des pratiques amateurs. De l’extrême diversité des danses urbaines, qui du krump au passinho ont été rendues virales grâce aux tutoriels diffusés sur YouTube, aux grands spectacles participatifs, la danse comme art et comme activité semble à la portée de chacun, si on veut bien entrer dans la ronde. Il suffit parfois d’un geste emblématique, comme celui de Nadia Vadori-Gauthier (Une minute de danse par jour), pour s’adresser à toute une communauté. Elle n’est pas la seule à descendre dans la rue afin d’y laisser son empreinte. Si elle réagit aux blessures du temps avec sa danse pour seule arme, d’autres chorégraphes tentent également d’opposer des corps vibrants au démantèlement du corps social. Et le corps, dans l’espace urbain, se place à l’endroit du politique.

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par Gigi Bigot
Quand les laissés-pour-compte deviennent des diseurs de contes…

Est-il bien raisonnable d’inventer des contes avec des personnes en grande pauvreté ou d’écrire des poèmes avec des chercheurs d’emploi alors qu’ils ont déjà tant de difficultés matérielles dans la vie réelle ? À partir de cette question, cet article essaie de montrer ce que le conte est censé apporter à ces personnes. Nous verrons comment le fait de sortir du témoignage bouscule la place de chacun, pauvres/non-pauvres, conteurs/auditeurs, en instituant un autre classement. Nous évaluerons comment, passant par l’imaginaire, les uns acquièrent la dignité de dire, et les autres une plus grande liberté d’écoute. Ce mensonge pour mieux dire la vérité bouleverse les rôles et, paradoxalement, joue un rôle de rassemblement. Cet article s’appuie sur l’expérience de deux ateliers avec des personnes en situation de précarité, expérience menée à Rennes par le mouvement ATD Quart Monde dont l’objectif est de dénoncer la misère.

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par Benoît Berthou
Bande dessinée et récit politique : pour un nouveau journalisme ?

De l’œuvre de Daumier à celle de Cabu, en passant par nombre d’autres travaux, dessin et politique font depuis longtemps bon ménage. Mais parmi toutes ces pratiques graphiques, la bande dessinée occupe une place à part. Caractéristique d’une modernité, l’intérêt pour le récit politique semble être le fait d’auteurs qui souhaitent s’ouvrir ou s’inspirer de pratiques graphiques (croquis, cartographies…) propres aux dessins proposés par la presse. En tant que telles, ces propositions semblent chercher à renouveler une image politique dont le statut (à l’instar de celui du photojournalisme) paraît aujourd’hui être des plus ambigus.

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par Pierre Sérisier
Séries scandinaves : les héritières venues du froid

Pierre Sérisier

Pierre Sérisier

Pierre Sérisier, journaliste depuis 1990, a œuvré pendant dix ans dans l’édition de romans policiers, tour à tour auteur, traducteur et directeur de collection, avant de revenir à sa deuxième passion, les séries télévisées. Créateur du blog « Le Monde des séries » en 2008, il a rédigé de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur ce sujet, dont un guide thématique intitulé Sériescopie (Ellipses, 2011, en collaboration avec Marjolaine Boutet et Joël Bassaget) et une étude sur Le Prisonnier (PUF, 2013). Il enseigne à l’école de journalisme de Sciences-Po.
Pierre Sérisier

Les derniers articles par Pierre Sérisier (tout voir)

Héritières du film noir et des récits gothiques, les séries scandinaves ont prospéré grâce au cinéma et à la littérature....

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Qui décide de la valeur d'une oeuvre d'art contemporain ?
La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?

La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur intrinsèque des œuvres ?


Nathalie Heinich La valeur d'une oeuvre d'art... par editionsattribut

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Des clichés au possible rejet : quelle place pour les arts issus des migrations en France ?
Comment battre en brèche les clichés et les raccourcis sur les danses et musiques africaines et orientales véhiculés par l’extrême droite ?

Dans le domaine culturel, les relations entre les populations ethnicisées, immigrées ou issues de l’immigration, et les populations autochtones sont souvent présentées comme antagonistes sans qu’on prenne le temps d’étudier les modes de création des uns et des autres. Cet article, centré sur les musiques et les danses du monde, montre comment les populations qui les pratiquent, d’origines culturelles et cultuelles diverses, interagissent à la fois entre elles et avec d’autres personnes. Et comment ces activités constituent un des modes contemporains de création d’un monde commun et de négociations identitaires, loin des stéréotypes véhiculés par une partie de la droite et par l’extrême droite, nous invitant à penser ces expressions artistiques comme communautaristes ou déformant une « culture artistique française » plus facilement légitimée. La question est de savoir comment elles participent aux échanges, aux rencontres d’une population diversifiée, et si elles contribuent au développement d’une cohésion au-delà de leurs différences.

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De Daft Punk à Stromae... la French Touch est-elle planétaire ?
Quelle est l’audience internationale de la scène musicale française ? Le rap tire-t-il son épingle du jeu ?

Le volume économique de la filière musicale française à l’international, musiques classiques et musiques actuelles confondues, est en constante progression depuis 2010 et a franchi la barre des 600 millions d’euros en 2014. Les artistes qui génèrent le plus de chiffre d’affaires sont les pop stars francophones de cette décennie : Stromae, David Guetta et Zaz en tête de liste. Ils ont un trait commun, celui du show. Les Daft Punk, autre tête de gondole française à l’international, ont montré la voie dans ce domaine (light shows, scénographies géantes…) et dans celui du marketing musical (teasings, produits dérivés…).
Le rap français tire quant à lui son épingle du jeu sur la scène internationale francophone, tandis que la danse et le beatmaking made in France ont une audience plus large.

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Considérées hier comme mineures, comment se sont-elles imposées sur l’ensemble des continents ?
Les séries télévisées sont-elles l’art majeur du XXIe siècle ?

De sous-culture décriée par toute une intelligentsia, les séries télévisées non seulement occupent désormais les soirées de prime time sur toutes les chaînes télévisées du monde, mais alimentent aussi discussions, revues, festivals, colloques et débats enflammés sur les réseaux sociaux et en dehors. Comment expliquer ce bouleversement dans les degrés de légitimation ? Autant par la façon dont HBO et d’autres chaînes ont renouvelé le genre, avec un discours sur la société et la nature humaine beaucoup moins édulcoré, que par la façon dont les technologies numériques ont permis aux séries télévisées de devenir un mode d’expression mondial.

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Des fan fictions aux détournements de vidéos… le numérique change-t-il les modes de création ?
Éloge des bandits du numérique

Sampling, blogs, fan fictions, vidéos d’amateurs, machinimas de jeux vidéo, « piratages » et autres manipulations via le numérique font évoluer la notion de culture. Le moteur de cette transformation ? La nécessité pour les jeunes générations de se réapproprier par un recyclage permanent les créations, les mots et les images du storytelling dominant et de son cocon de divertissements anesthésiants. Cette mutation d’une Culture en majuscule héritée de Malraux à une culture en minuscule, comme nécessité anthropologique de l’ère numérique, met à mal la figure de l’artiste romantique et la vision classique de la propriété intellectuelle. Elle porte en germe les promesses d’un nouveau type de démocratie culturelle.

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L’art dans l’espace public est-il devenu trop sage ?
La ville a-t-elle définitivement dompté ses artistes urbains ?

Arts de la rue, Nuit blanche, parcours de street art et murs ouverts… Jamais l’art dans l’espace public, sous toutes ses formes, n’a autant eu la cote. À l’heure de la « ludification » des villes, les aménageurs intègrent de plus en plus en amont la possibilité de l’intervention artistique, anticipant les détournements et usages biaisés qui caractérisent les modalités d’action des artistes. Et les politiques publiques induisent tout autant une reconnaissance bienvenue qu’un cadrage des pratiques et une hiérarchie de jugement. Dans un tel contexte en mutation rapide, l’art hors les murs parvient-il à conserver une puissance subversive ?

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