par moïse touré
« L’art, ce choc en retour… »

 

Le fait que j’existe sans fondement autre que ma naissance m’oblige à chercher en moi et hors de moi la nécessité de mes actes. D’une certaine façon, cette recherche est tout entière tournée vers l’extérieur, puisque ce que je suis procède tout autant de l’invention que de la découverte.

Je suis au milieu du monde, je suis au milieu de l’humanité et, d’une certaine manière, entièrement défini par eux. En fin de compte, il suffisait non de nommer les choses mais d’être nommé par elles. De s’abandonner, de se déprendre, de s’éloigner de soi, faisant d’une volonté à « rebrousse chemin » le miroir du monde.

Et ce n’est pas renoncer mais CHOISIR d’être parlé plutôt que de parler, accueillir le langage plutôt que de s’en servir.

L’art est cette forme de langage indirect, ce choc en retour qui, tout ensemble, donne à voir et rabat le sens sur notre propre existence, faisant de la facticité d’être là le foyer de toutes les valeurs.

Ainsi, pour un artiste, il suffit qu’il se figure tel une vestale, le garant du genre humain. Requis d’un jour, requis toujours, voilà le moi.

 

Quel rôle vous assignez-vous dans la société en tant qu’artiste ?

 

Moi, contemporain.

 

Moi et ma tradition

Moi et ma modernité

Moi et le monde

Moi et mon pays, ville, village

Moi et mon paysage

Moi et mon visage

Moi et les visages

Moi et ma langue

Moi et les langues

Moi et la carte – territoire

Moi et ma géographie humaine

Moi et les murmures du monde

Moi et ma communauté

Moi et les communautés

Moi et mes rêves, mes imaginaires

Moi comme promesse

Moi, Moi, Moi, Moi, Moi

Moi humain

Je voudrais vous dire Moi et mon monde, au monde.

 

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