par Philippe Henry
L’entrepreneuriat culturel : vers un nouveau modèle d’organisation

Rejeter la notion d’entrepreneuriat au prétexte qu’elle introduit une dimension par trop gestionnaire dans le domaine culturel ne tient plus, alors même que celui-ci a connu depuis un demi-siècle une professionnalisation accélérée. Faire comme si cet entrepreneuriat ne se démarquait qu’à la marge des formes qu’il prend dans d’autres secteurs ne résiste pas plus à l’analyse de ses spécificités socio-économiques. Une troisième perspective s’ouvre si l’on considère l’entrepreneuriat comme l’ensemble des conditions et des modalités sous lesquelles une intuition va se concrétiser dans une activité productive et créatrice de valeur, tout en permettant le développement d’une organisation qu’on voudrait pérenne. L’entrepreneuriat culturel apparaît alors comme spécifiquement constitué à la croisée d’une tension extrême entre une singularisation affirmée de la moindre de ses propositions et une interdépendance poussée des différents acteurs qui vont les valoriser. D’où un type particulier d’entrepreneuriat, où chaque organisation oscille sans cesse entre la recherche d’une notoriété propre et la nécessité de fortement coopérer avec les autres.

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite

Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Avis de turbulences pour les politiques culturelles territoriales

Longtemps dominé par le duopole de la ville et de l’État, le domaine culturel voit deux acteurs majeurs monter au premier plan : la métropole et la région, qui ne tarderont pas à revendiquer de nouvelles compétences. L’affaiblissement du rôle régulateur et compensateur de l’État en découle déjà. Si l’on ajoute aux effets conjugués de la pénurie budgétaire et de la refonte des territoires la panne d’inspiration qui semble affecter le ministère de la Culture, les chances sont minces de relancer la dynamique des politiques publiques. À moins que la société civile ne s’en mêle et que l’administration centrale ne propose une méthode de coopération, des solutions contractuelles et des principes d’arbitrage à ses partenaires…

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite

Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Le pire n’est pas sûr

Le cycle de réforme territoriale entamé en 2009 et qui s’est (provisoirement) achevé en 2015 a oscillé, sur les questions culturelles, entre respect et relégation. Respect quand il s’est agi de rappeler la singularité du domaine et d’en faire un objet de compétence partagée, de commission spécifique, d’exception renouvelée. Relégation quand on observe l’écart entre l’intensité des débats (sur la refondation des politiques culturelles, sur la compétence obligatoire, sur le rôle de l’État, sur les droits culturels, etc.) et la modestie de l’article 28 de la loi NOTRe. Cette réforme aura pour effet une régionalisation de la politique culturelle. D’où l’idée d’une parlementarisation culturelle au sein des CTAP.

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite