par Serge Tisseron
Les écrans : apprendre à s’en passer, apprendre à s’en servir

Éduquer aux écrans, et plus largement aux outils numériques, c’est à la fois apprendre à s’en servir et apprendre à s’en passer. C’est dans ce double but que Serge Tisseron en 2008 les balises 3-6-9-12, calées sur quatre âges essentiels dans le développement de l’enfant : 3, 6, 9 et 12 ans. Mais introduire les écrans au bon moment et de la bonne manière ne suffit pas. Pour que les outils numériques deviennent des supports de création et de socialisation et qu’ils participent à l’appropriation d’un discours personnel sur soi-même et sur le monde, il est essentiel d’encourager les productions numériques des jeunes, et de les amener à réfléchir sur leurs productions respectives afin qu’ils prennent en compte leurs différences et développent les diverses dimensions de l’empathie.

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
Le peuple prend le pouvoir sur le monde culturel !

L’histoire montre que le progrès des cultures et des arts est le fruit d’une dialectique où la transgression s’institutionnalise progressivement, une offre innovante devenant peu à peu une nouvelle tradition. Fondamentalement méfiante quant à la capacité du seul marché à garantir les conditions de la vitalité culturelle, la tradition centralisatrice et étatiste française consiste en un pilotage autoritaire de l’offre. Nous défendons néanmoins l’idée que les conditions profondément nouvelles de la création et de la diffusion permises par les outils numériques redonnent une certaine efficacité à la « main invisible » du marché en matière culturelle.

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
L’offre artistique porte une ambition démocratique !

La politique culturelle de la France, fondée sur une offre essentiellement artistique, construite par des professionnels qualifiés mobilisant des artistes talentueux reconnus comme tels par leurs pairs et les experts, a toujours porté l’ambition démocratique d’un accès à la connaissance, à l’expérience esthétique, à l’émotion, au développement d’un imaginaire collectif à partir de références partagées par la plupart de ses habitants. Il est aujourd’hui de bon ton d’opposer à l’offre publique la main invisible d’un marché prétendument libertaire, promotrice de l’avènement d’une « demande » entretenue par les réseaux sociaux. Il s’agit avant tout de deux conceptions opposées de la démocratie.

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Droits culturels et liberté artistique
Les droits culturels et les libertés artistiques ne sont pas antinomiques !

L’expression et les libertés artistiques constituent une composante essentielle des droits humains et, plutôt que d’être opposées comme c’est le cas dans certains débats, elles doivent toutes être défendues avec vigueur au moment où l’on essaie de faire taire la dimension créative de l’humanité. Le rapport des Nations unies sur l’expression artistique et les libertés indispensables aux activités créatrices aborde un thème jusque-là peu considéré par les droits humains. Depuis, de plus en plus d’acteurs prennent conscience de l’importance de l’expression artistique et de la créativité pour la société.

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Des fan fictions aux détournements de vidéos… le numérique change-t-il les modes de création ?
Éloge des bandits du numérique

Sampling, blogs, fan fictions, vidéos d’amateurs, machinimas de jeux vidéo, « piratages » et autres manipulations via le numérique font évoluer la notion de culture. Le moteur de cette transformation ? La nécessité pour les jeunes générations de se réapproprier par un recyclage permanent les créations, les mots et les images du storytelling dominant et de son cocon de divertissements anesthésiants. Cette mutation d’une Culture en majuscule héritée de Malraux à une culture en minuscule, comme nécessité anthropologique de l’ère numérique, met à mal la figure de l’artiste romantique et la vision classique de la propriété intellectuelle. Elle porte en germe les promesses d’un nouveau type de démocratie culturelle.

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