par marie-christine bordeaux
Pour la généralisation de l’éducation artistique et culturelle… par les territoires

L’éducation artistique et culturelle est aujourd’hui, après plus de trente ans d’institutionnalisation et de développement, à l’âge de la maturité. Jusque-là, les priorités des politiques publiques portaient sur la manière de développer et de rendre accessibles au plus grand nombre d’élèves la rencontre avec l’art, la pratique artistique et l’appropriation des ressources culturelles. Aujourd’hui, l’enjeu est de poursuivre ce travail de démocratisation et de partage des démarches artistiques et culturelles, tout en mettant au premier plan la mise en place d’un service public de l’éducation artistique dans et avec les territoires.

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite

par Jean Caune
Culture administrée ? Art instrumentalisé !

L’art et la culture ne se recouvrent pas totalement. L’appréhension de leurs relations procède d’un point de vue dont la dimension idéologique est importante. La culture serait censée faire du commun ; l’art, lui, produirait la rupture. Leurs rapports ne sont de l’ordre ni de l’équivalence, ni de l’opposition. Or, les politiques culturelles dans leur diversité se sont déterminées à partir d’une conception implicite des rapports entre l’art et la culture. En visant prioritairement des œuvres inscrites dans des classements qui ordonnent et hiérarchisent, elles ont contribué à maintenir les ségrégations et les échelles normatives de valeur. Cet article vise à examiner les limites d’une diffusion de l’art comme moyen d’appropriation de la culture, ainsi que celles de la fonction critique de l’art, élément de transformation de la société et d’émancipation du sujet. Et se propose d’examiner ces questions à la lumière des thèmes de la diversité et des droits culturels.

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite

Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
L’offre artistique porte une ambition démocratique !

La politique culturelle de la France, fondée sur une offre essentiellement artistique, construite par des professionnels qualifiés mobilisant des artistes talentueux reconnus comme tels par leurs pairs et les experts, a toujours porté l’ambition démocratique d’un accès à la connaissance, à l’expérience esthétique, à l’émotion, au développement d’un imaginaire collectif à partir de références partagées par la plupart de ses habitants. Il est aujourd’hui de bon ton d’opposer à l’offre publique la main invisible d’un marché prétendument libertaire, promotrice de l’avènement d’une « demande » entretenue par les réseaux sociaux. Il s’agit avant tout de deux conceptions opposées de la démocratie.

L'intégralité de cet article est réservée aux abonnés.
Je m'abonne
Lire la suite