par Mathieu Braunstein
Éducation populaire : Quelles formes prend-elle au XXIe siècle ?

Véritable serpent de mer, l’éducation populaire revient périodiquement dans le débat public. On est cependant frappé par la virulence de certains acteurs rencontrés sur le terrain et par leur refus de se revendiquer de mouvements dont ils sont pourtant souvent issus. L’histoire de l’éducation populaire est-elle méconnue des jeunes générations ? L’expression serait-elle devenue contre-productive, du moins dans le secteur de la culture ? Se revendiquer d’une utopie est-il devenu le moyen, aujourd’hui, de mettre en œuvre les valeurs de « faire ensemble » et d’émancipation portées par l’éducation populaire, sans pour autant s’enfermer dans une catégorie ? Plutôt qu’à l’affirmation de hiérarchies, l’heure semble au partage et à la construction collective des savoirs. Médiation, enseignement artistique et culturel, éducation à la nature, éducation permanente… Notre approche sera forcément empirique, avec quelques « coups de sonde » volontairement limités dans les champs d’action réaffirmés de l’éducation populaire.

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La culture fait-elle encore exception sous le libéralisme triomphant ?
Le modèle public de la culture se meurt-il ? Le soutien aux artistes, la régulation et l’émancipation sont-ils encore les objectifs de l’action publique culturelle ?

La question des politiques culturelles est à la croisée des chemins face à l’avancée impériale d’un libéralisme sans rivages. Celui-ci se fonde sur le postulat selon lequel la culture relèverait du libre choix de chacun, le marché étant en mesure de s’adapter aux attentes du public. La valeur d’un projet culturel se mesure désormais en équations comptables. Cette absorption du culturel par le spéculatif, cet impératif catégorique de la compétitivité et de la productivité dans l’ordre de la création ont pour effet de détricoter le tissu culturel mis en place pendant la période de l’État-providence. D'où un certain nombre d'interrogations : le modèle public de la culture à la française se meurt-il ? Les impératifs de gestion et d'économie énoncés par les élus ne deviennent-ils pas les principaux critères de l’intervention publique ?

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
Le peuple prend le pouvoir sur le monde culturel !

L’histoire montre que le progrès des cultures et des arts est le fruit d’une dialectique où la transgression s’institutionnalise progressivement, une offre innovante devenant peu à peu une nouvelle tradition. Fondamentalement méfiante quant à la capacité du seul marché à garantir les conditions de la vitalité culturelle, la tradition centralisatrice et étatiste française consiste en un pilotage autoritaire de l’offre. Nous défendons néanmoins l’idée que les conditions profondément nouvelles de la création et de la diffusion permises par les outils numériques redonnent une certaine efficacité à la « main invisible » du marché en matière culturelle.

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