par Jean Caune
Culture administrée ? Art instrumentalisé !

L’art et la culture ne se recouvrent pas totalement. L’appréhension de leurs relations procède d’un point de vue dont la dimension idéologique est importante. La culture serait censée faire du commun ; l’art, lui, produirait la rupture. Leurs rapports ne sont de l’ordre ni de l’équivalence, ni de l’opposition. Or, les politiques culturelles dans leur diversité se sont déterminées à partir d’une conception implicite des rapports entre l’art et la culture. En visant prioritairement des œuvres inscrites dans des classements qui ordonnent et hiérarchisent, elles ont contribué à maintenir les ségrégations et les échelles normatives de valeur. Cet article vise à examiner les limites d’une diffusion de l’art comme moyen d’appropriation de la culture, ainsi que celles de la fonction critique de l’art, élément de transformation de la société et d’émancipation du sujet. Et se propose d’examiner ces questions à la lumière des thèmes de la diversité et des droits culturels.

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
Le peuple prend le pouvoir sur le monde culturel !

L’histoire montre que le progrès des cultures et des arts est le fruit d’une dialectique où la transgression s’institutionnalise progressivement, une offre innovante devenant peu à peu une nouvelle tradition. Fondamentalement méfiante quant à la capacité du seul marché à garantir les conditions de la vitalité culturelle, la tradition centralisatrice et étatiste française consiste en un pilotage autoritaire de l’offre. Nous défendons néanmoins l’idée que les conditions profondément nouvelles de la création et de la diffusion permises par les outils numériques redonnent une certaine efficacité à la « main invisible » du marché en matière culturelle.

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