Quel droit d'auteur à l'heure numérique ?
Sortir de l’impasse la réforme du droit d’auteur.

Depuis plus de quinze ans, les gouvernements successifs se débattent avec la question du droit d’auteur, sans parvenir à trouver un arbitrage satisfaisant. Au niveau européen, le même sentiment d’impasse politique prédomine. Le récent rapport Reda a suscité un rejet des milieux culturels français, entérinant le fait que la réforme s’avère impossible en raison de leur lobbying.
Pour sortir de l’impasse, il importe avant tout de comprendre qu’une réforme du droit d’auteur dans le sens des usages n’entraînera pas nécessairement une fragilisation de la position des créateurs. Il est possible d’arriver à un nouvel équilibre satisfaisant entre la protection et l’ouverture. Par ailleurs, il est nécessaire de regarder en face la question du financement de la création à l’heure d’Internet, pour prendre conscience des défaillances du droit d’auteur en la matière et explorer de nouvelles solutions. Enfin, il est grand temps de sortir de la spirale répressive dans laquelle la législation s’enfonce en cherchant à lutter contre le « piratage » par des moyens inefficaces.

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Le net va-t-il avoir des intermédiaires ?
Le monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs prédit à Internet il y a une vingtaine d’années se réalise-t-il ?

Dans les années 1990, la révolution numérique – et singulièrement Internet – était considérée comme porteuse d’un monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs. Cette désintermédiation s’est-elle matérialisée ou n’est-elle restée qu’un mythe ? Dans ce dernier cas, les intermédiaires traditionnels sont-ils menacés par de nouveaux acteurs ? Dans le domaine de l’édition, la facilité avec laquelle les auteurs peuvent publier directement leurs livres sur Internet représente-t-elle une réelle menace pour les éditeurs traditionnels ? L’explosion des blogs, des réseaux sociaux et des plates-formes de diffusion et de distribution des géants du Net – les Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon) – remet-elle en cause les sources de prescription traditionnelles ? Est-elle synonyme d’une plus forte diversité culturelle en garantissant la promotion de produits culturels dits « de niche » ?

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