Qui décide de la valeur d'une oeuvre d'art contemporain ?
La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?

La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur intrinsèque des œuvres ?


Nathalie Heinich La valeur d'une oeuvre d'art... par editionsattribut

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
Le peuple prend le pouvoir sur le monde culturel !

L’histoire montre que le progrès des cultures et des arts est le fruit d’une dialectique où la transgression s’institutionnalise progressivement, une offre innovante devenant peu à peu une nouvelle tradition. Fondamentalement méfiante quant à la capacité du seul marché à garantir les conditions de la vitalité culturelle, la tradition centralisatrice et étatiste française consiste en un pilotage autoritaire de l’offre. Nous défendons néanmoins l’idée que les conditions profondément nouvelles de la création et de la diffusion permises par les outils numériques redonnent une certaine efficacité à la « main invisible » du marché en matière culturelle.

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