par Fabrice Lextrait
Pour une politique culturelle transversale

Il est très difficile d’alimenter le discours sur la suppression du ministère de la Culture, souvent tenu par des extrêmes infréquentables. Il est cependant irresponsable de penser et de croire qu’il faut le conserver. C’est un reliquat d’un autre âge. Il est urgent d’interroger les formes possibles des politiques culturelles et artistiques dans le contexte actuel, en étant convaincus de l'intérêt de l’intervention des politiques publiques dans ce domaine.
Une vraie relance de la politique culturelle au niveau de l’État ne peut provenir que d’une politique transversale entre les grands domaines d’intervention, de l’Éducation aux Relations internationales en passant par l’Intérieur, les Affaires sociales… en fait, tous les ministères. Dans le but de révéler et de renforcer la dimension culturelle des politiques de l’État, et de leur donner une dimension artistique.

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
L’offre artistique porte une ambition démocratique !

La politique culturelle de la France, fondée sur une offre essentiellement artistique, construite par des professionnels qualifiés mobilisant des artistes talentueux reconnus comme tels par leurs pairs et les experts, a toujours porté l’ambition démocratique d’un accès à la connaissance, à l’expérience esthétique, à l’émotion, au développement d’un imaginaire collectif à partir de références partagées par la plupart de ses habitants. Il est aujourd’hui de bon ton d’opposer à l’offre publique la main invisible d’un marché prétendument libertaire, promotrice de l’avènement d’une « demande » entretenue par les réseaux sociaux. Il s’agit avant tout de deux conceptions opposées de la démocratie.

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Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Avis de turbulences pour les politiques culturelles territoriales

Longtemps dominé par le duopole de la ville et de l’État, le domaine culturel voit deux acteurs majeurs monter au premier plan : la métropole et la région, qui ne tarderont pas à revendiquer de nouvelles compétences. L’affaiblissement du rôle régulateur et compensateur de l’État en découle déjà. Si l’on ajoute aux effets conjugués de la pénurie budgétaire et de la refonte des territoires la panne d’inspiration qui semble affecter le ministère de la Culture, les chances sont minces de relancer la dynamique des politiques publiques. À moins que la société civile ne s’en mêle et que l’administration centrale ne propose une méthode de coopération, des solutions contractuelles et des principes d’arbitrage à ses partenaires…

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Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Le pire n’est pas sûr

Le cycle de réforme territoriale entamé en 2009 et qui s’est (provisoirement) achevé en 2015 a oscillé, sur les questions culturelles, entre respect et relégation. Respect quand il s’est agi de rappeler la singularité du domaine et d’en faire un objet de compétence partagée, de commission spécifique, d’exception renouvelée. Relégation quand on observe l’écart entre l’intensité des débats (sur la refondation des politiques culturelles, sur la compétence obligatoire, sur le rôle de l’État, sur les droits culturels, etc.) et la modestie de l’article 28 de la loi NOTRe. Cette réforme aura pour effet une régionalisation de la politique culturelle. D’où l’idée d’une parlementarisation culturelle au sein des CTAP.

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