par Jean-Claude Pompougnac
La culture, un service public ?

Référence centrale des politiques publiques de la culture depuis une soixantaine d’années et sa consécration par Jean Vilar, le service public de la culture demeure une notion floue, réinterrogée par de nouvelles pratiques coopératives et... par Bruxelles, qui pèse dans le rapport de force en faveur du néolibéralisme et contre les idéaux démocratiques du progrès social.

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par Emmanuel Négrier
La culture est-elle soluble dans la concentration économique ?

Nouvelle par son ampleur et par ses stratégies de concentration, l’intervention de groupes marchands dans le secteur culturel, et notamment musical, tend à le déséquilibrer, au détriment des acteurs qui concourent à la diversité artistique.

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par Bruno Lefèvre
L’économie créative, un nouveau récit des territoires qui conforte l’idéologie néolibérale

L’économie créative est le nouveau paradigme des métropoles et un outil de marketing territorial (clusters culturels et numériques, quartiers créatifs, capitales européennes de la culture ou du design…) où les acteurs culturels ne sont plus perçus pour leur pouvoir d’émancipation vis-à-vis des modèles dominants mais pour leur capacité à prendre sens dans les récits consensuels du territoire.

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par Elsa Vivant
Et si les politiques d’attractivité des industries créatives étaient contre-productives ?

Les stratégies d’attractivité territoriale par l’implantation des industries créatives ne vont pas sans le risque d’une survalorisation foncière et immobilière excluant les plus précaires, dont les travailleurs de ces industries créatives.

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par Jean-Damien Collin
Les « Nouveaux commanditaires » : la création comme enjeu démocratique 

Depuis vingt-cinq ans, le protocole des « Nouveaux commanditaires » réinterroge la question de la commande de l’art sur un territoire par ceux qui y vivent et y agissent, et repose ainsi les enjeux de la création dans une démocratie d’initiatives.

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abstract nectart #6
Article de Stéphane Segreto-Aguilar

Stéphane Segreto Aguilar

Stéphane Segreto Aguilar

Stéphane Segreto-Aguilar est responsable de développement pour Artcena, Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, et coordinateur de Circostrada, le réseau européen des arts du cirque et de la rue. Diplômé d’un master en politiques et gestion de la culture en Europe (université Paris VIII et université Concordia à Montréal), il s’emploie depuis dix ans à explorer le rôle et les enjeux de l’influence culturelle dans les relations internationales, à expérimenter des formes de gouvernance nouvelles dans les projets de collaboration et à promouvoir la création artistique dans ses formes les plus inattendues.
Stéphane Segreto Aguilar

Non, la France n’a plus le monopole du cirque contemporain ! par Stéphane Segreto-Aguilar   Les chiffres en témoignent, le développement

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abstract #6
Article de Jean-Claude Pompougnac

Jean-Claude Pompougnac

Jean-Claude Pompougnac

Jean-Claude Pompougnac a occupé de nombreux postes au ministère de la Culture : au cabinet du ministre puis du ministre de l’Éducation nationale et de la Culture ; en administration centrale (délégué au Développement et aux Formations) ; comme directeur régional des Affaires culturelles en région Centre. Il a dirigé un Institut français à l’étranger, a créé et dirigé un EPCC (Arcadi, en Île-de-France), et a terminé son activité professionnelle comme directeur de l’Action culturelle de la Ville de Bondy (Seine-Saint-Denis). Il est correspondant du Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication.
Jean-Claude Pompougnac

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La culture, un service public ? par Jean-Claude Pompougnac   La référence au service public présente, en France, un double registre :

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abstract nectart #6
Article de Jean-Damien Collin

Jean-Damien Collin

Jean-Damien Collin

Jean-Damien Collin est depuis 2016 délégué général Grand Est de la Fondation de France, après avoir été membre de son comité culture de 2012 à 2016. Directeur du développement culturel du Territoire de Belfort de 2014 à 2016, il a mené un travail précurseur sur les droits culturels et l’ensemble des politiques publiques de la collectivité. Il a dirigé de 2001 à 2004 l’espace multimédia Gantner, alors unique centre d’art français dédié au numérique et au multimédia. Militant culturel, il a agi sur le secteur du cinéma expérimental, dans sa structuration (association Light Cone) et par l'élaboration de programmes pour le musée Unterlinden, le musée d’Art contemporain de Strasbourg, le musée national d’Art moderne et diverses structures associatives. Il est aussi cofondateur de la fédération Hiéro Colmar, et titulaire d’une maîtrise en chimie-physique et d’un DESS en management culturel.
Jean-Damien Collin

Les « Nouveaux commanditaires » : la création comme enjeu démocratique par Jean-Damien Collin   Lorsqu’il a formulé le protocole des Nouveaux commanditaires

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Article d’Olivier Babeau

Olivier Babeau
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Olivier Babeau

Olivier Babeau est professeur de sciences de gestion à l’université de Bordeaux, après des études à l’ESCP et à l’ENS de Cachan, diplômé de troisième cycle en philosophie et agrégé d’économie. Il a notamment publié : Jean Zay (1904-1944). Ministre de l’Instruction du Front populaire, résistant, martyr, avec Roger Karoutchi (Ramsay, 2006), La Transgression ordinaire (Eska, 2009) et Le Management expliqué par l’art (Ellipses, 2013). Il s’intéresse en particulier aux mutations des modèles économiques liées à la diffusion du numérique.
Olivier Babeau
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Et si on libéralisait la culture ? par Olivier Babeau   Les produits culturels, chacun le sait, ne sont pas des

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par emmanuel négrier
Les régions, laboratoires de nouvelles politiques culturelles ?

Confortées par la récente réforme territoriale dans la place qu’elles tiennent au sein de l’action publique, les régions se retrouvent face à plusieurs alternatives : Politique transversale ou sectorielle ? Démocratisation culturelle ou droits culturels ? Politique de filière ou de territoire ? Renforcement des agences ou de l’action directe ?

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par Fabrice Lextrait
Pour une politique culturelle transversale

Il est très difficile d’alimenter le discours sur la suppression du ministère de la Culture, souvent tenu par des extrêmes infréquentables. Il est cependant irresponsable de penser et de croire qu’il faut le conserver. C’est un reliquat d’un autre âge. Il est urgent d’interroger les formes possibles des politiques culturelles et artistiques dans le contexte actuel, en étant convaincus de l'intérêt de l’intervention des politiques publiques dans ce domaine.
Une vraie relance de la politique culturelle au niveau de l’État ne peut provenir que d’une politique transversale entre les grands domaines d’intervention, de l’Éducation aux Relations internationales en passant par l’Intérieur, les Affaires sociales… en fait, tous les ministères. Dans le but de révéler et de renforcer la dimension culturelle des politiques de l’État, et de leur donner une dimension artistique.

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par emmanuel ethis
Réinventer les conditions de l’invention. Un droit à l’expérience esthétique pour tous, racontable par chacun

Est-ce qu’un État peut encore inventer en matière culturelle ? Le 15 septembre 2016, 574 593 Italiens nés en 1998 se sont vu ouvrir la possibilité de recevoir 500 euros de bonus culturel. Cette mesure, selon laquelle « pour chaque euro investi dans la sécurité, il doit y avoir un euro en plus investi dans la culture », a été présentée comme exceptionnelle pour la jeunesse et pour son pays par le chef du gouvernement, Matteo Renzi. L’art constituant un lien patriotique en Italie, cette mesure traduisait l’espoir de voir toute une génération se construire et se reconstruire autour d’une identité nationale forgée dans l’espace d’une culture positive, commune et partagée…
Qu’en est-il en France ? Notre État peut-il prendre une mesure forte ? Pas si simple : tout dépend du politique en place, soumis à des pressions et des procès en légitimité « culturelle ». Mais au fond, comment les Français se représentent-ils la culture dans leur vie ? La réponse passe évidemment par l’éducation artistique et culturelle, qui peut et doit se réinventer comme un droit opposable pour former les publics de demain.

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Entre rééducation des artistes et développement effréné, où va a culture en Chine?
Comment comprendre, dans le contexte actuel, la volonté du président chinois d’envoyer les artistes au contact des masses chaque année pour mieux servir les valeurs socialistes ?

Le président chinois a frappé les esprits en décembre 2014 en dénonçant la vulgarité du monde de l’art chinois et en proposant que les artistes soient « envoyés à la campagne vivre au contact des masses » afin d’y « acquérir un point de vue correct sur l’art ». Comment comprendre cette annonce alors que la grande puissance économique qu’est devenue la Chine semble à des années-lumière de la Révolution culturelle ? Cet article se propose de présenter la politique culturelle de la Chine et de replacer cette déclaration dans le contexte politique, économique et idéologique actuel.

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Education artistique et culturelle au piège de la généralisation
Objectif ambitieux, la généralisation de l’EAC n’est-elle pas illusoire faute de moyens humains, budgétaires, politiques…?

Depuis une quarantaine d’années, l’éducation artistique et culturelle a connu un long cheminement semé d’embûches, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des priorités des politiques publiques. Des réussites sont à noter : les PAE, les PACTE, les ateliers de pratique artistique, les jumelages entre établissements scolaires et culturels, les classes à PAC, les parcours culturels… Mais l’objectif aujourd’hui affiché de la généralisation, a priori alléchant, peut au final être contre-productif si cette ambition n’est pas accompagnée de moyens humains, budgétaires, sociologiques, politiques. La consolidation de l’existant et la mise en place d’un véritable plan de formation seraient à la fois plus réalistes et plus pertinentes.


Jean-Gabriel Carasso pour Nectart #2 par editionsattribut

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Le financement participatif, une alternative à la politique culturelle ?
Que nous disent les données d’une enquête menée en Espagne sur le crowdfunding : changement de paradigme dans le financement culturel ou épiphénomène ?

Le crowdfunding (ou financement participatif) est devenu une pratique courante chez les opérateurs culturels à la recherche de financements. Est-ce un éléphant blanc ou une alternative crédible, complémentaire de l’aide publique ainsi que des ressources privées ? L’expérience espagnole, en grande partie possible en France, nous permet d’étudier les stratégies des promoteurs qui ont utilisé Verkami, la plate-forme la plus célèbre de crowdfunding, pour lancer leurs projets. L’éclosion de ce phénomène questionne les objectifs et les mécanismes de l’aide publique traditionnelle. Les responsables publiques ont une perception ambivalente du phénomène. Certains cherchent à l’aider ou à le réguler, d’autres vont même jusqu’à le décourager, dans une période propice à la désintermédiation et à l’empowerment.

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
L’offre artistique porte une ambition démocratique !

La politique culturelle de la France, fondée sur une offre essentiellement artistique, construite par des professionnels qualifiés mobilisant des artistes talentueux reconnus comme tels par leurs pairs et les experts, a toujours porté l’ambition démocratique d’un accès à la connaissance, à l’expérience esthétique, à l’émotion, au développement d’un imaginaire collectif à partir de références partagées par la plupart de ses habitants. Il est aujourd’hui de bon ton d’opposer à l’offre publique la main invisible d’un marché prétendument libertaire, promotrice de l’avènement d’une « demande » entretenue par les réseaux sociaux. Il s’agit avant tout de deux conceptions opposées de la démocratie.

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Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Avis de turbulences pour les politiques culturelles territoriales

Longtemps dominé par le duopole de la ville et de l’État, le domaine culturel voit deux acteurs majeurs monter au premier plan : la métropole et la région, qui ne tarderont pas à revendiquer de nouvelles compétences. L’affaiblissement du rôle régulateur et compensateur de l’État en découle déjà. Si l’on ajoute aux effets conjugués de la pénurie budgétaire et de la refonte des territoires la panne d’inspiration qui semble affecter le ministère de la Culture, les chances sont minces de relancer la dynamique des politiques publiques. À moins que la société civile ne s’en mêle et que l’administration centrale ne propose une méthode de coopération, des solutions contractuelles et des principes d’arbitrage à ses partenaires…

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Réforme territoriale : le paysage culturel bouleversé ?
Le pire n’est pas sûr

Le cycle de réforme territoriale entamé en 2009 et qui s’est (provisoirement) achevé en 2015 a oscillé, sur les questions culturelles, entre respect et relégation. Respect quand il s’est agi de rappeler la singularité du domaine et d’en faire un objet de compétence partagée, de commission spécifique, d’exception renouvelée. Relégation quand on observe l’écart entre l’intensité des débats (sur la refondation des politiques culturelles, sur la compétence obligatoire, sur le rôle de l’État, sur les droits culturels, etc.) et la modestie de l’article 28 de la loi NOTRe. Cette réforme aura pour effet une régionalisation de la politique culturelle. D’où l’idée d’une parlementarisation culturelle au sein des CTAP.

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