Qui décide de la valeur d'une oeuvre d'art contemporain ?
La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?

La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur intrinsèque des œuvres ?


Nathalie Heinich La valeur d'une oeuvre d'art... par editionsattribut

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Des clichés au possible rejet : quelle place pour les arts issus des migrations en France ?
Comment battre en brèche les clichés et les raccourcis sur les danses et musiques africaines et orientales véhiculés par l’extrême droite ?

Dans le domaine culturel, les relations entre les populations ethnicisées, immigrées ou issues de l’immigration, et les populations autochtones sont souvent présentées comme antagonistes sans qu’on prenne le temps d’étudier les modes de création des uns et des autres. Cet article, centré sur les musiques et les danses du monde, montre comment les populations qui les pratiquent, d’origines culturelles et cultuelles diverses, interagissent à la fois entre elles et avec d’autres personnes. Et comment ces activités constituent un des modes contemporains de création d’un monde commun et de négociations identitaires, loin des stéréotypes véhiculés par une partie de la droite et par l’extrême droite, nous invitant à penser ces expressions artistiques comme communautaristes ou déformant une « culture artistique française » plus facilement légitimée. La question est de savoir comment elles participent aux échanges, aux rencontres d’une population diversifiée, et si elles contribuent au développement d’une cohésion au-delà de leurs différences.

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L’art dans l’espace public est-il devenu trop sage ?
La ville a-t-elle définitivement dompté ses artistes urbains ?

Arts de la rue, Nuit blanche, parcours de street art et murs ouverts… Jamais l’art dans l’espace public, sous toutes ses formes, n’a autant eu la cote. À l’heure de la « ludification » des villes, les aménageurs intègrent de plus en plus en amont la possibilité de l’intervention artistique, anticipant les détournements et usages biaisés qui caractérisent les modalités d’action des artistes. Et les politiques publiques induisent tout autant une reconnaissance bienvenue qu’un cadrage des pratiques et une hiérarchie de jugement. Dans un tel contexte en mutation rapide, l’art hors les murs parvient-il à conserver une puissance subversive ?

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