Le net va-t-il avoir des intermédiaires ?
Le monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs prédit à Internet il y a une vingtaine d’années se réalise-t-il ?

Dans les années 1990, la révolution numérique – et singulièrement Internet – était considérée comme porteuse d’un monde sans intermédiaires privilégiant les relations directes entre les créateurs et les internautes consommateurs. Cette désintermédiation s’est-elle matérialisée ou n’est-elle restée qu’un mythe ? Dans ce dernier cas, les intermédiaires traditionnels sont-ils menacés par de nouveaux acteurs ? Dans le domaine de l’édition, la facilité avec laquelle les auteurs peuvent publier directement leurs livres sur Internet représente-t-elle une réelle menace pour les éditeurs traditionnels ? L’explosion des blogs, des réseaux sociaux et des plates-formes de diffusion et de distribution des géants du Net – les Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon) – remet-elle en cause les sources de prescription traditionnelles ? Est-elle synonyme d’une plus forte diversité culturelle en garantissant la promotion de produits culturels dits « de niche » ?

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Une politique culturelle basée sur l’offre ou sur la demande ?
Le peuple prend le pouvoir sur le monde culturel !

L’histoire montre que le progrès des cultures et des arts est le fruit d’une dialectique où la transgression s’institutionnalise progressivement, une offre innovante devenant peu à peu une nouvelle tradition. Fondamentalement méfiante quant à la capacité du seul marché à garantir les conditions de la vitalité culturelle, la tradition centralisatrice et étatiste française consiste en un pilotage autoritaire de l’offre. Nous défendons néanmoins l’idée que les conditions profondément nouvelles de la création et de la diffusion permises par les outils numériques redonnent une certaine efficacité à la « main invisible » du marché en matière culturelle.

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